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DECOUVRIR L'ICÔNE DE LA NATIVITE

L'icône de la Nativité dépeint le Créateur de l'Univers entrant dans le temps historique comme un nouveau-né. Sa signification théologique exprime le caractère extraordinaire de l’incarnation du Verbe de Dieu, sans tomber dans le sentimentalisme humain.

L’enfant Jésus

     Au centre de l’icône, l’Enfant Jésus est couché dans une mangeoire ressemblant à un tombeau, et ses langes de bandelettes évoquent la soumission complète du Christ aux conditions physiques gouvernant la nature humaine. Cela indique aussi qu’Il est de la descendance de David cat tous les nouveaux nés étaient enveloppés de linges blancs pour les reconnaitre. Les bandelettes évoquent également le linceul, préfigurant la passion à venir.

 

Marie

     La Vierge Marie a une position centrale et imposante par sa taille. Marie repose sur une couchette rouge symbolisant l’Esprit-Saint. La couleur pourpre de ses vêtements souligne également sa dignité de Mère de Dieu. Son regard est tourné dans la position opposée à celle du Fils et sa main droite placée sous le menton signale qu’elle médite sur le mystère qu’elle est entrain de vivre. Son visage et ses yeux devinent que le destin humain du Fils sera douloureux. Elle perçoit aussi l’agitation et les évènements à venir.

de Andrei Roublev,       moitié du 16ème siècle    Musée de Pskov 
 

Joseph

Saint Joseph est dans le coin inférieur, méditatif et subit passagèrement la tentation du doute. Un vieillard courbé et vêtu de peaux de bête représente le diable venant le tenter : « Cette conception virginale n’est-elle pas impossible ? » semble-t-il lui souffler. « Dans la personne de Joseph l’icône nous révèle non seulement un drame personnel, mais celui de toute l’humanité, la difficulté d’admettre ‘ce qui dépasse la parole et la raison’, l’Incarnation de Dieu. »

Cette attitude de saint Joseph sur les icônes de la Nativité vise seulement à symboliser des difficultés de foi que nous tous, hommes, pouvons rencontrer devant les merveilles de Dieu, et elle ne doit pas être comprise d’une manière réductrice de voir le rôle de Saint Joseph.

 

Les bergers et les mages

Tous premiers avertis de la naissance du Sauveur, deux bergers s’avancent dans la confiance et la foi, à droite ; et les Mages, en haut à gauche, cheminent par un chemin plus long qui est celui de la recherche et de la connaissance de Dieu. Leur longue marche et la pure fidélité à l’Etoile les mènent à découvrir que Celui qu’ils cherchaient au loin, très haut dans les astres, dort sur la paille.

Ils représentent les trois âges de la vie : un homme jeune, un homme mûr, un homme âgé.

 

Les sages-femmes

Elles baignent l’enfant. Leur présence souligne toute l’humanité de cette naissance, le réalisme de l’Incarnation : le Seigneur est comme tous les nouveau-nés et a besoin d’être lavé et habillé.

 

Anges

Les anges glorifient Dieu, agissant, remplissant leur ministère : ils chantent, ils annoncent la Bonne Nouvelle aux bergers

 

Le ciel et les étoiles

En haut, au milieu, le ciel s’ouvre (« une sphère qui dépasse les limites de d’icône et représente symboliquement le monde céleste ») et un rayon en 3 branches représentant la Sainte Trinité vient l’unir à la terre en la personne du Christ.

 

Le décor

Les montagnes sont largement présentés, et on notera qu’elles sont assez escarpées et comme en mouvement. « Ici, la terre n’est pas lisse et tranquille ; ce n’est pas un témoignage topographique des environs de Bethléem, mais le signe que la terre aussi est visitée : comme une pâte qui a reçu du levain, elle commence à se soulever et à fermenter. »

Le monde animal et végétal est aussi présent pour accueillir en son sein le Sauveur : le bœuf et l’âne de la crèche, les bêtes gardées par les bergers, de nombreux arbres et plantes. Toute la création est là.

Enfin, le Christ, couché dans une grotte, se détache sur un fond noir. La grotte, véritable trou béant dans cette icône, symbolise les ténèbres de l’homme –matérielles et spirituelles- que Dieu vient illuminer, le monde d’ici-bas frappé par le péché par la faute de l’homme, et où se lève le Soleil de justice.

 

"Seigneur, tu as fait resplendir cette nuit très sainte des clartés de la vraie lumière ; de grâce accorde-nous, qu'illuminés dès ici-bas par la Révélation de ce mystère, nous goûtions dans le Ciel la plénitude de sa joie."

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Vierge du Signe La Platytera
XVème siècle
Vierge Type Orante (Priante)
Ecole du Maitre Denys
Galerie Trétiakov

 

ICONE DE LA VIERGE DU SIGNE
LA PLATYTERA

Cette icône fait partie de la famille des icône de la Vierge Marie Orante avec l'Enfant Jésus. La médiation de la Vierge a pour objet Jésus, son Fils, rayonnant sur son coeur, dans un médaillon de gloire.

La Tradition a vu dans cette icône une image de la prophétie du prophète Isaïe du temps du roi Achaz :

"Voilà pourquoi c’est le Seigneur lui-même qui vous donnera un signe : *la vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils et l’appellera Emmanuel." (Is7 14)

" En effet, un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l'appellera merveilleux conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. " (Is 9 5)

Saint Mathieu et toute la Tradition chrétienne ont reconnu l'annonce voilée de la naissance du Fils de Dieu.

Ainsi l'icône est en réalité une vision prophétique qui montre le Vierge et son enfant divin. Cet enfant divin, les bras étendus, fait de ses deux mains le geste de bénédiction, et ce geste exprime tout son être, car il est l'Emmanuel, "Dieu avec nous" et c'est lui par excellence "le signe" donné par Dieu.

Deux Séraphins entoure la Vierge lui laissant entendre la voix de Dieu. 

 

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Grande icône de la Mère de Dieu (Tolga)

1314

Vierge type Eleousa (Tendresse)

140 × 92 cm

Galerie TretiakovIaroslavl

ICONE DE LA VIERGE EN MAJESTE
TOLGSKAYA

 

Ce modèle de Vierge en Majesté assise sur son trône de gloire, tenant sur ses genoux, l'Enfant, le Fils de Dieu, représente la Maternité divine de la Mère de Dieu avec toute sa tendresse, tandis que Jésus repose sa joue contre la sienne, y trouvant un vase de splendeur éternelle.

Au-dessus du trône planent les archanges Michel et Gabriel

L'icône de Tolga nous offre une représentation à la fois d'une Vierge de Tendresse, qui se distingue par la spontanéité de l'expression, combiné avec une représentation d'un Vierge en Majesté. C'est probablement l'icône russe du XIIIe siècle la plus émouvante. Elle séduit par sa chaleur et sa spiritualité.

Cette icône a été faite pour le Monastère de Tolga construit en 1314 d'où son nom. L'artiste n'est pas clairement identifié comme de nombreuses icônes.

La légende lie les origines de cette icône à l'histoire suivante : en 1314 Prokhor, l'évêque de l'éparchie de Rostov et de Iaroslavl, en revenant du monastère de Kirillo-Belozersky (Saint Cyrille-du-Lac-Blanc) vers Iaroslavl, s'arrête pour la nuit sur les bords de la Volga à six verstes de la ville au confluent de la rivière Tolga. Il voit sur l'autre rive un faisceau de lumière et un pont apparaît, qui traverse la Volga et mène vers elle. Il prend sa crosse d'évêque et va vers l'apparition.

« Après avoir atteint la rive opposée, l'évêque a vu l'image de la Sainte Vierge Marie tenant son fils Jésus dans les bras ; l'image n'était pas dans un arbre mais se tenait miraculeusement à une hauteur de cinq coudées, si bien que l'on ne pouvait l'atteindre de la main en se tenant au sol. L'évêque s'incline devant l'image de la Vierge tout en récitant des prières émues pleines de larmes à la reine du monde . Puis après ces prières il s'en va oubliant sa crosse d'évêque sur place[10] »

— Dimitri de Rostov, Vie de saints. 8 août

Le lendemain matin, l'évêque ne retrouvant plus sa crosse parla de sa vision de la veille. Il donne l'ordre d'aller la rechercher sur la rive et de lui ramener. Ses serviteurs obéissent et trouvent au lieu de sa crosse une icône de la Vierge Marie par terre. À la suite de cette découverte, l'évêque Prokhor ordonne de dégager l'emplacement et de construire une église en bois avec l'aide des fidèles arrivés sur place à la suite de la nouvelle de l'apparition. L'église est érigée le jour même. L'évêque consacre l'église à la fête de la Présentation de Marie au Temple et fonde près d'elle un monastère appelé le monastère Tolga de la Présentation de Marie au Temple. Le jour de la découverte de l'icône, le 8 août, devint celui de la fête qui lui est consacrée.

 

Cette histoire où la crosse de l'évêque jour un rôle important peut être rapprochée de celle du bâton d'Aaron et du bâton de Moïse interprétés comme le Christ miraculeusement conçu dans le sein de sa mère et destiné au sacrifice de la Rédemption[8].

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Vierge de Jérusalem

XVIè siècle

110 × 80 cm

Vierge Type Hodiguitria (Conductrice)

Trétyakov Gallery Moscou

ICONE DE LA VIERGE DE JERUSALEM
 

Cette icône fait partie de la famille des Vierge Hodiguitria (La Conductrice)

La Tradition dit que ce type de représentation de la Vierge a été peint par l'Evangéliste Saint Luc, lui-même, à Gethsémani, une 15aines d'année après la résurrection du Christ, et, avait reçu la bénédiction de la Mère Dieu qui aurait dit : "Ma grâce sera avec cette icône". On ne possède plus l'originale. 

La Vierge tient l'Enfant Jésus sur l'un de ses bras. L'Enfant tient dans une main un parchemin correspondant aux Ecritures et de l'autre, Il fait un geste de bénédiction.

La Vierge tend sa main libre vers l'Enfant dans un geste qui montre et qui reçoit. Marie qui a mis au monde le Christ-Emmanuel, est devenue le Guide pour tout ceux qui cherchent le chemin qui mène vers Lui. De Lui, ils reçoivent la Vérité et la Vie.

En 453, l'Empereur Léon Ier l'apporta de Jérusalem  à Constantinople d'où elle serait venue ensuite à Cherson (Korsoum) en Crimée. En 898, elle fut donnée au Grand Prince Vladimir qui la transporta à Kiev, centre du christianisme nouvellement venu en Russie.

ICONE DE LA MERE DE DIEU DE KAZAN
 

L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Kazan, symbole puissant de la protection maternelle et de la foi vivante en Russie, a traversé les épreuves de l’histoire pour demeurer un signe d’espérance et d’unité chrétienne, honorée tant par l’Église catholique que par l’Église orthodoxe. Sa restauration et son retour au peuple russe incarnent la victoire de la dévotion mariale sur les ténèbres de la persécution et invitent à redécouvrir la tendresse et la force spirituelle de la Vierge.

L'icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Kazan a ce regard triste des Vierges russes qui serrent tendrement l'Enfant Jésus contre elle. Recouverte auparavant d'une oklad - carapace d'or ou d'argent - et ornée de pierreries de grand prix, elle avait réputation de rendre la vue aux aveugles qui lui offraient, reconnaissants, des émeraudes parfaitement pures.

On connaît son histoire depuis le grand incendie qui détruisit une partie de la ville de Kazan en 1579. L'icône est découverte cette année-là sous les décombres d'une maison brûlée, par une fillette de dix ans, à qui la Vierge apparaît à plusieurs reprises en lui donnant l'ordre de chercher en cet endroit. Elle est ensuite vénérée comme la « Libératrice de Russie », l'étendard des victoires contre les Suédois ou contre Napoléon.

Le dernier acte politique du Tzar Nicolas II, en 1918, est de lui consacrer son Empire. Il est arrêté quelques jours après et, sur l'ordre de Trotski, exécuté ainsi que toute sa famille. L'icône de Kazan disparaît dans les horreurs de la Révolution russe. Beaucoup pensent qu'elle a été brûlée dans les grands autodafés d'icônes et d'images saintes de cette période, mais en 1965, on apprend qu'elle est en vente chez un grand antiquaire de New York, sans son oklad et très abîmée.

Le prix demandé, de 500.000 $, est fabuleux pour l'époque et le gouvernement soviétique est sur les rangs, mais les Russes de la diaspora la rachètent et la font restaurer. Elle est placée à Fatima, en raison des prophéties prononcées là-bas en faveur de la Russie, à la Domus Pacis, dans une chambre blindée de la chapelle qui lui est dédiée.

[Peu après, une véritable église byzantine est construite à Fatima, avec l'icône de Kazan qui y resta jusqu'en 2004, année mémorable où JeanPaul II la rendit au peuple Russe.]

Offerte à JeanPaul II lors d'une de ses visites sur place, celui-ci charge son légat, le Cardinal Walter Kasper, Président du Conseil Pontifical pour l'Unité des chrétiens, de la remettre aux Russes le 28 août 2004, en la fête de la Dormition de la Vierge, lors d'une longue cérémonie où la riche liturgie orthodoxe se déploie dans le cadre grandiose de la Cathédrale de la Dormition du Kremlin. À cette occasion, le Patriarche Alexis II remercie le Pape « de tout cœur » pour « cet événement qui est une contribution commune pour dépasser les conséquences négatives d'une histoire du XXe siècle marquée par une persécution sans précédent contre la foi au Christ ».

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Mère de Dieu de KAZAN

1960 1967

28 × 36 cm

Vierge Type Hodiguitria (Conductrice)

Père Grégroire Kroug

Eglise du Skite Saint Esprit - Le Mesnil Saint Denis

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Mère de Dieu de Kazan

XVIè siècle

Fatima

ICONE DE LA VIERGE DE TENDRESSE
 

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Vierge de Tendresse

moitié du XIIè siècle

Vierge Type ELéousa (Tendesse Maternelle)

Musée du Kremlin Moscou

Cette icône fait partie de la famille des Vierge Eleousa (Tendresse Maternelle)

Après le crise iconoclaste, l'art byzantin insistera davantage sur les traits plus humains dans la représentation de la Vierge. Sans abandonner les anciennes formules de majesté et d'intersession, nées d'une conception théologique bien déterminée, les artistes seront à la recherche d'un expression plus vivante de l'humanité du Verbe et se prêteront davantage à la sensibilité et à la grâce. Ainsi surgira un type d'icônes dont le thème est surtout l'intimité du Verbe et se prêtera davantage à la sensibilité et à la grâce. Ainsi, surgira un type d'icônes dont le thème est surtout l'intimité affectueuse entre l'Enfant Jésus et Sa Mère.

L'icône la plus célèbre de ce type est l'icône de Vladimir XIè siècle

Cette icône symbolise le rayonnement de l'amour divin. L'apparition solennelle se transforme en vision de l'intimité, intimité où la nature humaine avec toutes ses richesses est pénétrée par la lumière divine.

Une certaine tristesse surprend car la prophétie de Siméon se réalise : La Mère tient dans ses bras son Fils que l'on a enlevé de la croix. Son visage est marqué d'une immense douleur, douleur non seulement d'une mère qui pleure son fils mort, mais douleur de celle qui connaît le mystère du mal et les souffrances de tous les hommes. Elle est Mère de tout homme qui souffre dans ce monde.

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Vierge de Tendresse

Icône de Vladimir

moitié du XIIè siècle

Vierge Type ELéousa (Tendesse Maternelle)

100*70 cm

Galerie Tretyakov Kremlin Moscou

ICONE DE LA VIERGE DU SIGNE DE KOURSK KORENNAY (racines)
 

Vierge du koursk

1295

Vierge Type Orante

Cette icône fait partie de la famille des Vierge Orante (Priante)

Cette icône fut découverte de façon miraculeuse en 1295 par un habitant de la ville de Rylsk, au pied d'un arbre. Quand elle fut déterrée, une source jaillit à l'endroit même. Lorsque le prince Basile de Rylsk apprit la nouvelle, il fit construire une église en l'honneur de la Nativité de la Vierge. Elle sera fêtée le 8 Septembre. Mais l'icône ne resta pas dans l'église. On la retrouva plusieurs fois près des racines de l'arbre où elle a été découverte. Pour les habitants, ce signe notifiait que la Vierge devait être vénérée à cet endroit. Ils y construisirent une chapelle et y apportèrent l'icône

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ICONE DE LA VIERGE YEROSLAV
 

Vierge Yeroslav

174*122 cm

1460

Vierge Type Eleousa

Musée National de Novgorod

Cette icône fait partie de la famille des Vierge ELEOUSA (Tendresse maternelle)

Le visage de la Mère de Dieu est allongé. Les gestes témoignent d’une grande délicatesse et les couleurs d'une grande gaité. L’Enfant est porté sur le côté gauche dans une posture très verticale avec ses jambes qui tombent droit. Les deux mains de Marie semblent alignées sur le même axe. Sa main droite retient l’Enfant, conférant un grand équilibre à l’ensemble. Elle couvre de son manteau l'Enfant sans vraiment le couvrir. L’Enfant pose sa main droite sur la joue de sa Mère avec tendresse, tout en la regardant, tandis que de l’autre, il donne l’impression de s’accrocher à son manteau. 

ICONE DE LA MERE DE DIEU du METROPOLITE PIERRE
 

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Vierge du Metropolite Pierre

Vierge Type Hodiguitria

Cette icône fait partie de la famille des Vierge HODIGUITRIA 

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La tradition considère que son auteur était le métropolite Pierre de Moscou, d'où lui vient son nom Petrovskaïa.  L'original de l'icône est perdu.

Le métropolite Pierre était peintre d'icône et a réalisé l'icône Petrovskaïa en 1327 quand il était higoumène du monastère de la Transfiguration du Sauveur en Volhynie.

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Vierge du Metropolite Pierre

XIVè sicle

23*17 cm

Galerie Tretyakov Moscou

ICONE DE LA MERE DE DIEU du KORSUN
 

Vierge du Korsun

16è siècle

Vierge Type Eleousa

Musée Vladimir

Cette icône fait partie de la famille des Vierge Eleousa

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En ce qui concerne l'origine de la Mère de Dieu de Korsun, ou d'Éphèse, il existe deux versions. Selon la plus ancienne, Luc l'Évangéliste l'a peinte et déposée à Éphèse. Sa copie est arrivée à Kiev en 998 après le baptême de la Rus' par le prince Vladimir de Kiev.

Éphèse est une ancienne ville sur la côte ouest de l'Asie Mineure, aujourd'hui en Turquie. Korsun est une ancienne cité-État grecque, ou Polis, établie sur la côte sud-ouest de la Crimée. Des années plus tard, elle est devenue connue sous le nom de Khersones. Les Byzantins l'appelaient Kherson, tandis qu'elle restait Korsun pour les Slaves.

Plus tard, l'icône a été apportée à Novgorod, et après plusieurs siècles, sous le règne d'Ivan le Terrible, elle a trouvé son chemin jusqu'à Moscou. Elle est restée derrière l'autel de l'église de la Dormition du Kremlin de Moscou jusqu'à ce jour. Pendant plus de six siècles, elle y a été conservée comme l'une des reliques les plus vénérées.

 

Les visages de la Mère et du Fils sont comme fusionnés en un tendre baiser. Marie pose sur son divin Fils un regard plein d'amour. Jésus porte un rouleau des Ecritures comme pour lui signifier que c'est la volonté du Père qu'il accomplisse tout ce qu'elles prophétisent à son sujet.

 

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